Archives du mot-clé architecture bioclimatique

Vivre le Vercors

 

Un couple grenoblois, amoureux du Vercors, souhaitait une maison de week-end pour y accueillir les amis, la famille, comme un second chez-soi pour profiter de l’environnement montagnard, une maison cocooning avec la présence de livres, de bandes dessinées, la possibilité de projeter des films : objectif « no télé » !

Le lieu choisi, une belle prairie en pente vers l’ouest, bordée d’un petit bois au sud, appelait une implantation douce de la maison dans le terrain pour conserver la lecture de la prairie existante, et donnait envie d’une maison dans laquelle on se sente à la fois dehors et dedans, avec une simplicité d’accès aux extérieurs.

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Le choix de son positionnement en partie basse du terrain permet de limiter la voirie d’accès et de mieux profiter des vues et du soleil, et son développement sur trois niveaux intérieurs permet de limiter les mouvements artificiels de terrain tout en multipliant les accès de plain-pied.

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En résonance avec le hameau fermier, les matériaux sont simples, capables de se patiner agréablement dans le temps : enduit à la chaux pour le soubassement, bardage bois brut pour le volume principal, chevrons apparents et balcon en ossature bois de manière à rendre visible l’aspect structurel de la construction.

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Le demi sous-sol constituant le socle de la maison sert d’espace de stockage pour le matériel sportif et de buanderie, ainsi que d’entrée vestiaire-déchaussage en saison hivernale. Un escalier intérieur conduit au niveau principal, puis à la mezzanine.

Au niveau principal, les monts du Vercors s’invitent dans le séjour double hauteur par une fenêtre-tableau formant assise, tandis que le soleil est accueilli généreusement au sud par des porte-fenêtres vitrées. La salle à manger se développe sous une mezzanine et se prolonge à l’extérieur par une terrasse enherbée ménagée dans la pente, avec des baies vitrées qui s’escamotent pour effacer la limite intérieur/extérieur aux beaux jours. Deux petites chambres-cabines sont ménagées côté pente, intégrant couchages et rangements dans un esprit « refuge ».

Établie sur la mezzanine, la chambre parentale profite quant à elle de la belle vue de l’est et d’un accès direct au terrain.

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Ces pièces de vie sont bordées côté nord par des espaces annexes regroupant cuisine, buanderie, salle de bain, toilettes de manière à optimiser les réseaux de plomberie, d’électricité et de ventilation.

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Mission réalisée : Mission complète, livraison 2018

Le Milloret, habitat participatif

Un large groupe d’habitat participatif, de 11 foyers, nous a sollicités, moi et deux consœurs (Alexia Valdès et Marine Barbe), pour étudier la faisabilité de leur projet sur une commune du nord-Isère.

Le lieu est une ancienne et vaste propriété, constituée d’une maison de maître avec ses commodités (piscine, tennis, parc…) d’une part, et d’une vaste grange en pisé et d’une fermette rassemblées autour d’une cour, d’autre part. Ce sont ces deux derniers bâtiments qui sont destinés à accueillir le groupe, la maison de maître étant envisagée comme un logement-tampon, puis à terme comme un lieu d’accueil.

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Une position dominante mais à l’orée d’une crête boisée, une implantation parallèle des deux bâtiments qui dessine une séquence paysagère qui cascade de la lisière boisée au village, en passant par le cœur du site Au-delà des protections patrimoniales réglementaires en vigueur sur le site… le lieu possède de vraies qualités paysagères et constructives qui lui donnent son identité. L’implantation perpendiculaire à la pente et l’orientation solaire sont intéressantes, tout comme le préau de la ferme, placé en balcon sur la vallée.

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En regard des deux grands bâtiments en pisé qui structurent le site, le pavillon du bûcher apparaît comme un objet architectural singulier, en point de mire depuis l’entrée de la cour.

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Sa visibilité, son vis-à-vis avec les pignons amont des deux bâtiments, son altitude correspondant à celle de la zone de baignade, sa situation à mi-distance de la forêt incitent à s’appuyer sur ce pavillon pour articuler l’aménagement du site.

En effet, investir ce pavillon et son esplanade comme lieu de convergence du site, en y développant par exemple une cuisine commune, une bibliothèque, l’accueil d’activités de groupe… permet d’organiser clairement les fonctions sur le site, dans une approche permaculturelle :

• Les lieux partagés se connectent alors directement à ce cœur de site : étage de la grange (lieu de travail partagé, salle de réunion, hébergement ?), dernière travée de la ferme (maison d’hôtes ?), zone de baignade existante et ses pavillons. L’ensemble dessine une nouvelle circulation structurante, allée paysagère bordée d’espace productifs partagés ou privatifs, qui s’étire jusqu’à une zone de lagunage et de compostage au nord du site.

• En contrebas, les habitations s’ouvrent de plain-pied au niveau de la cour, qui joue le rôle de « vestibule » semi-privatif. Seule la boulangerie, sous le préau de la ferme, s’affiche en accroche sur la route communale, à proximité immédiate du stationnement.

• En contrehaut, une prairie bordée de fruitiers constitue un espace de jeux visible du cœur de site, et une invitation vers la forêt toute proche.

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Légende

A  Chemin communal – se relier au territoire
B  Promenoir collectif – partager avec les autres
C  Sentier forestier – être avec soi
1  Seuil belvédère : stationnement
2  Accroche sur la voie publique : boulangerie
3  Vestibule : cour d’entrée semi-privative
4  Cœur du site : place haute à la croisée des circulations, avec le pavillon commun : cuisine,
convivialité, bibliothèque, jeux…
5  Verger-prairie de jeux, échappée vers la forêt…
6  Coteau productif à portée de vue depuis l’allée : potager, petits fruits… collectif ou en parcelles
7  Zone lagunage et compostage, possibilité d’un relevage pour l’arrosage des jardins
8  Zone détente autour du bassin renaturé, exposition solaire…
9  Ancienne ferme, dédiée à l’habitat. Possibilité d’une connexion directe sur l’allée commune en
partie amont, pour des fonctions partagées (maison d’hôtes ?).
10  Ancienne grange, dédiée à l’habitat dans la partie pisé. La partie sous charpente directement
connectées au cœur du site, est consacrée à des fonctions collectives (coworking, salle de
réunions, quelques hébergements?) avec une vue sur le village à l’ouest.
11  Ancienne maison de maître, à programmer autour de l’accueil touristique, des formations et
événementiels thématiques. Problématique ERP à traiter.

Mission réalisée : Etude d’Esquisse

Sharewood, habitat participatif

 

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Deux jeunes familles souhaitaient mutualiser leurs moyens pour développer un habitat partagé écologique et largement auto-construit, proche de Chambéry et de Grenoble. Le terrain envisagé, dans le massif des Bauges, présentait de belles qualités : une prairie en pente plein sud, un environnement villageois préservé, et une perspective naturelle vers le Granier, émergeant du massif de la Chartreuse.

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A l’échelle du hameau, l’habitat traditionnel préservé et l’accès par le haut du terrain plaidaient pour une implantation perpendiculaire aux courbes de niveau, avec un accès de plain-pied depuis la route au nord, et un pignon sud ouvert sur le soleil et la vue.

Les façades en bardage bois brut, la toiture métallique, le choix de talus enherbés plutôt que de murs de soutènement, l’absence de clôtures renforceront l’intégration visuelle de ce lieu de vie dans le tissu villageois.

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Sharewood 09A l’échelle du bâtiment, plutôt que de s’affranchir de la déclivité du terrain, le choix a été fait d’adapter les espaces de vie à la pente, pour renforcer la continuité de plain-pied intérieur/extérieur et enrichir les ambiances et les vues intérieures. Ainsi, cuisines, salles à manger et salons s’organisent d’un seul tenant selon une topographie intérieure, où les demi-niveaux sont articulés par des éléments d’assises et de mobilier intégré.

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Les deux logements se développent à l’est et à l’ouest, de part et d’autre d’un mur central dont le rôle est d’accumuler les apports caloriques solaires et la chaleur des poêles à bois. Un vaste grenier, d’accès indépendant, constitue une partie commune à usage de stockage, lieu festif et logement d’appoint.

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Outre les deux terrasses privatives de part et d’autre du bâtiment, une vaste terrasse se développe au sud. Le dessin de la façade en pointe de diamant permet, malgré la mitoyenneté, d’offrir une bonne intimité dans l’usage des espaces intérieurs et extérieurs.

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L’ensemble du bâtiment a été conçu et réalisé en ossature bois avec remplissage en ballots de paille, à l’exception des soutènements et du mur masse central, réalisés en maçonnerie. Le bois de structure a été abattu dans la forêt familiale, la paille vient des alentours, et les briques du mur central (BTC) ont été réalisées à partie de la terre des fouilles.

La construction a donné lieu à un chantier participatif, avec de nombreux contributeurs et contributrices, à travers l’entourage amical et familial mais aussi grâce au réseau Twiza, communauté virtuelle d’autoconstructeurs : https://fr.twiza.org/

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Missions réalisées : Avant-Projet, Permis de Construire, études de Projet. Les détails d’exécution et d’aménagement intérieur ont été conçus et réalisés par les co-habitants.

Charpentier : Louis Koenig – www.louiskoenig.fr

 

Coquillage végétal

 

Quelque part entre Lyon et Grenoble, une jeune famille souhaitait s’installer dans un environnement propice à leur intérêt pour le jardinage, les animaux, l’apiculture et à leur recherche d’un confort naturel, avec un accent mis sur la lumière dans les espaces de vie.
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Le terrain, dans un petit lotissement de trois maisons, offre une situation très favorable malgré sa forte pente : un accès en retrait du chemin communal, une exposition plein sud, une vue dégagée sur les lointains, une ambiance forestière en partie haute
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Malgré ces avantages, la parcelle présente quelques défis : avec un accès contraint et en partie basse, comment créer un accès naturel au niveau de vie ? Et par la même occasion, offrir un « soclage » harmonieux à la maison ? Avec l’exposition solaire vers l’aval, comment éviter de carrément tourner le dos au reste de la parcelle en contre-haut ?

Après l’exploration de plusieurs esquisses c’est un design global, inspiré par une approche permacole, qui a guidé l’architecture de la maison à partir de la réflexion en plan masse :
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Une terrasse circulaire est ménagée à mi-pente, pour offrir un espace d’usage au cœur de la parcelle ; de là se développe un modelage paysager en spirale, qui organise et connecte les différentes zones du terrain, leurs cheminements et leurs plantations. La maison, en s’enroulant en limite basse de cette terrasse, apparaît alors comme un prolongement de ce modelage paysager, avec sa toiture végétalisée qui prend racine dans la prairie.
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Le soclage, qui abrite un garage et un atelier, reprend quant à lui les enrochement calcaires déjà présents le long de l’allée d’accès au lotissement.

La maison s’organise donc selon un plan organique rayonnant, propre à recevoir les apports solaires du matin au soir, tant de manière passive à travers les vitrages, que de manière active avec une grande casquette solaire thermique, qui assure l’essentiel des besoins en eau chaude sanitaire et en chauffage par le sol.

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Au niveau principal, la maison s’organise en 6 travées rayonnantes. La première est un porche d’entrée couvert d’une pergola, accessible par une rampe enherbée depuis l’accès véhicule en contrebas. Dès le fond de ce porche apparaît un mur en brique courbe, qui guide le cheminement et structure la maison entre espaces servants semi-enterrés au nord, et espaces servis au sud.

Deux travées sont consacrée à la zone nuit, deux autres à la zone jour, avec une mezzanine en double hauteur sur le séjour, coiffant la cuisine et le cellier, et largement ouverte sur la terrasse au nord.

Enfin, une dernière travée, à l’ouest, accueille des aménagements paysagers de proximité : terrasse repas, bassin d’agrément, liaison directe vers la terrasse centrale en contre-haut.

D’un point de vue technique, la maison traduit la recherche d’un compromis entre approche low-tech et recours à des technologies fiables : construite en ossature bois isolée en bottes de paille, profitant de l’inertie de la dalle basse, du mur brique et des enduits terre, elle capte et retient les calories avec des triples vitrages et sa ventilation double flux, chauffe son eau et ses sols avec une centrale solaire en toiture. Une attention particulière est apportée à la ressource en eau puisque celle-ci est absorbée et stockée depuis la toiture végétalisée pour être ensuite assainie et distribuée dans la maison, et phyto-épurée avant d’être infiltrée.

Entre la maison de hobbit et le loft industriel, références initiales (contrastées) des clients, cette maison assume une identité bien à elle, qui sera aussi déclinée dans les aménagements intérieurs !

Mission réalisée : Mission complète, livraison 2022

Une géonef dans la pente

 

Une famille créative, bricoleuse et désireuse de retrouver soleil et espace, a décidé de quitter son fond de vallée de Chartreuse pour monter sur les hauteurs mieux exposées, là où, sur un coteau assez densément boisé, la route du village égrène d’anciens hameaux agricoles plus ouverts, environnés de jardins, vergers, prairies.

Le terrain choisi, issu du lotissement d’une ancienne propriété, est une bande de terrain assez pentue, en contrebas de la route et de la plateforme d’accès au lotissement. Plantée de quelques épicéas, elle compte aussi un vieil et majestueux érable.

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Pente assez prononcée vers l’Est, grand feuillu existant à mi-pente au sud, régime des vents spécifique à cette vallée encaissée, la maison cherche à tirer le meilleur parti du potentiel bioclimatique du terrain et à offrir une intégration paysagère réussie.
Soucieux à la fois de maximiser les apports solaires, d’éco-autoconstruire, et de faire du végétal une composante à part entière de leur habitat, les clients souhaitaient un habitat directement inspiré des géonefs (typologie d’habitat bioclimatique d’origine américaine « Earthship »).
Le terrain étant en pente vers l’Est, alors que les géonefs sont conçues pour être mono-orientées au sud avec une serre courant tout au long de la façade et semi-enterrées au nord, l’enjeu du projet a été d’adapter le modèle au contexte et à la topographie.

Pour cela, la maison s’implante dans la longueur de la parcelle avec un angle qui constitue le meilleur compromis entre l’orientation solaire sud et la préservation du système racinaire de l’érable existant. Le profil typique des géonefs est « cassé » en escaliers sur trois volumes pour s’adapter à la pente, avec des toitures plates et végétalisées de manière à « rendre » en toiture les surfaces prises au sol.

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Construite en ossature bois local sur soubassement maçonné, la maison est largement vitrée au sud, où elle est doublée d’une serre qui permet à la fois le préchauffage de l’air en hiver, la protection solaire en été, et des cultures potagères. Les autres façades et les toitures sont isolées en bottes de paille, avec un enduit terre côté intérieur. Les dalles basse et le refend intérieur, contre lequel s’appuie le poêle, apportent l’inertie thermique nécessaire. Quant aux toitures-terrasses végétalisées, elles participent au confort d’été, à la fertilité de la parcelle, et jouent un rôle dans le stockage et la diffusion lente des pluies d’orage, dans cette zone d’aléas de glissements de terrain.

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A l’intérieur, la maison se structure en trois zones : un volume qui assure les fonctions d’abri-voiture, d’entrée abritée et d’atelier de menuiserie ; un volume « espace jour » avec les pièces de vie prolongées par le volume de la serre ; un volume « espace nuit » avec les chambres et un bureau multifonctions.

Ce choix de fragmenter le schéma traditionnel d’une géonef, en trois volumes de plain-pied avec la pente, permet d’ouvrir des vues vers le paysage de la montagne du Néron à l’Est, depuis la pièce de vie, la salle de bain et le bureau, par-dessus le toit du volume suivant en contrebas. C’est un enrichissement du modèle, qui n’offre habituellement que des ouvertures en second jour, et une réponse au souhait d’être fortement connecté au paysage depuis les différents espaces.

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Atypique par ses volumes dans ce paysage de Chartreuse, la maison présente deux façades principales très différentes. Si la façade sud, sans vis-à-vis, développe ses baies et sa véranda face au soleil, la façade nord, du côté de l’accès et face au reste du lotissement, reste discrète car assez peu affleurante au-dessus du terrain, avec des parties visibles bardées de bois brûlé.

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Si les fondations sont réalisées par une entreprise, toute la charpente est assemblée en autoconstruction accompagnée, et le second oeuvre entièrement en autoconstruction.

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Missions réalisées : Avant-Projet, Permis de Construire, études de Projet sur le Clos-couvert

 

Une grange dans le Vercors

 

Une jeune famille souhaitant s’installer en milieu montagnard voulait étudier la possibilité de réhabiliter un bâtiment agricole dans le massif du Vercors. Le bâtiment, une vieille grange sur deux niveaux + combles, était à la fois très simple et très caractéristique du bâti rural régional.

L’enjeu architectural, pour l’aspect extérieur, était simplement de respecter la stratification horizontale des matériaux en façade (maçonnerie, bardage bois, tuiles) et d’intégrer harmonieusement les aménagements extérieurs dans la topographie.

A l’intérieur, la préservation d’une partie du volume sous charpente permettait de répondre à un double enjeu : favoriser les apports solaires et la vue en offrant une grande surface vitrée en pignon sud, et conserver une mémoire des ambiances du bâtiment agricole avec sa lumière filtrée par le bardage.

Les espaces de vie s’organisent autour d’un cœur maçonné intégrant un poêle de masse en alcôve, et les rigueurs hivernales sont tenues à l’écart par un sas d’entrée articulant espaces jour et espaces nuit.

Les combles s’ouvrent en mezzanine sur la pièce de vie en attendant de futurs aménagements au gré de l’évolution familiale et professionnelle des habitants.

Mission réalisée : Étude de Faisabilité, Esquisse

 

Une bicoque en Revermont

Le village de Ruffey-sur-Seille, à la limite de la Bresse et du Revermont jurassien, est une commune rurale assez dynamique, satellite du bassin de vie de Lons-le-Saunier.

http://lacousinadeaymonier.blog50.com/

A proximité de l’église et du vieux pont emblématiques du village, un groupe de constructions disparates occupe la berge entre la Seille et la rue qui lui est parallèle. Il s’agit vraisemblablement d’anciens bâtiments annexes aux fermes sises de l’autre côté de la rue. Parmi elles, une bicoque en appentis a fait l’objet d’aménagements disparates depuis l’après-guerre, dont un garage-atelier à l’emplacement du jardin et une véranda au sud, au-dessus de la rivière.

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Cantercel

 

Dans l’arrière-pays montpelliérain commencent les premiers causses du plateau du Larzac. De là, le regard porte jusqu’à la mer…

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Là, un groupe d’architectes, d’ingénieurs et d’artistes a établi un site expérimental d’architecture, Cantercel. D’une grande variété d’ambiances naturelles mais soumis au soleil écrasant, aux vents, aux rigueurs hivernales, le site se prêtait idéalement à l’expérimentation sur l’architecture et l’habitat.

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Le Vietnam est un pays en pleine modernisation, où l’on construit villes et infrastructures dans toutes les provinces. L’architecture contemporaine s’y inscrit soit dans le style international, avec tours d’acier et centres commerciaux génériques, soit dans les ultimes soubresauts du style éclectique européen à la mode coloniale, appliqué à la typologie urbaine de la « maison-tube ».

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Dans ce paysage créatif décevant émergent quelques architectes qui tentent de s’inscrire dans l’identité locale, plutôt que de maintenir le vieux style français moribond ou de souscrire aux volontés d’hégémonie esthétique américaine ou chinoise. Il ne s’agit pas pour eux de reproduire les constructions traditionnelles, mais de puiser dans leurs qualités d’usage et dans leur adaptation au climat, de recourir à l’intelligence du réemploi, et de s’appuyer sur les savoir-faire artisanaux encore vivants, pour faire émerger une esthétique contemporaine et authentique.

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Camping du Causse

Une communauté de communes du centre de la France souhaitait rénover un camping vieillissant au bord d’un magnifique lac, au cœur d’un causse. J’ai produit, à l’occasion de la réponse à l’appel d’offre au sein de l’agence Espace Gaïa et avec Julie Martin, une esquisse de principe.

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La proposition s’attachait à recréer une véritable entrée de site, capable à la fois de clarifier l’offre proposée et surtout de recréer du lien entre l’équipement et l’identité du site : cadrage sur le lac, organisation en terrasses successives vers le rivage, emploi de matériaux naturels issus du site, confort bioclimatique.